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14/12/2008

Coup de coeur - Byōsoku 5 Centimeter


    Film d'animation de Shinkai Makoto - 2007



    "5 centimètres par secondes... c'est la vitesse d'une pétale de fleur de cerisier... Le savais-tu ?" Le film commence ainsi et trace la vie d'une personne en 3 parties : l'enfance, l'adolescence et le début de l'âge adulte, le tout dans une ambiance poétique très marquée

    L'histoire n'a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Ce sont les sentiments et les états d'esprits des personnages, en plus des dessins incroyablement détaillés, qui font que ce film est tout simplement unique. Pas seulement dans le petit monde de l'animation japonaise, mais en cinématographie tout court. D'ailleurs pourquoi aucune sortie n'est toujours pas prévue en France? Peut-être parce que l'auteur privilégie la qualité qu'à la rentabilité maximale à tout prix, chose qui ne peut être que respectée et qui devrait être la règle de base pour tous ses semblables. Seuls Internet et les projections ponctuelles m'ont permis de le découvrir. Cela a fonctionné du bouche à oreille, aucune médiatisation absurdement surdimensionné appelant à ouvrir en grand le porte-monnaie n'a eu lieu.


Une prise de vue réelle. On la reconnaitra tout au début

    L'effet de l'animation est saisissant. Des les premières secondes, on comprend tout de suite que les 3 années de préparation n'ont pas été de trop. Les objets, les mouvements les herbes dans le vent, le moindre détail mérite qu'on s'y attarde, ne laissant pas une seconde de répit aux yeux
La bande-son en est tout aussi saisissante, voir émouvante... des pas dans la neige au bruit du train, on s'y croyait... Elle n'a pas été négligée en faveur de l'animation, et de loin.

Je mets au défi à quinconce de ne pas frémir, de ne pas s'émouvoir devant ce chef d'œuvre. Impossible à mes yeux que les studio Disney (notamment) de faire ressentir la même chose face à la généralisation de la 3D sans âme. Je reconnais que leur technique d'animation gagne une certaine qualité, mais au final, leurs histoires sont faites que pour les enfants. Il faudra une certaine réflexion pour apprécier Byōsoku qui s'adresse inévitablement à un public est mûr.
    L'auteur conclue en musique : "one more time, one more chance" résume les sentiments du personnage général, y verser une larme ne sera une honte pour personne. ça serait presque une obligation! Lors d'une soirée karaoké, le grand gaillard qui hurlait pendant les génériques d'Albator ou Capitain Flam a terminé hébété, perdu, les mains certainement mouillées par ses larmes tellement je l'ai entendu renifler... Car il est si facile de s'identifier au personnage et aux regrets qu'il ressent.


Rien que pour ça, j'irais bien acheter le blu-ray et la télé qui va avec.... mais restons raisonnable

    Si une sortie au cinéma est prévue, j'irai voir si les voix françaises transmettent aussi bien les émotions que la version originale. Car c'est incontestablement à connaître, y compris pour ceux qui suivent peu l'actualité de la japanimation. Si ce film doit être détrôné, ça sera certainement par le même auteur, qui n'en n'est pas à son premier essai. Et ça va faire du bruit.

Fiche du film
Amazon (à tester)
Site officiel (bon courage)
Wikipedia




17/06/2008

Festival de l'animation d'Annecy 2008

De retour d'Annecy ! Départ 9h50 de Gare de Lyon, arrivée 13h30 en passant par Aix-les-Bains. La ligne à voie unique longe son lac, on se serait cru à la montagne. D'ailleurs, on y était vraiment. On se demande comment ils ont pu faire passer une ligne à voie unique dans des endroits tellement encaissés, où on ne peut faire passer la route, le train, la rivière et point. Par moment, la valée menant à Aix-les-Bains faisait bien 200 mètres de largeur, et encore...

La ligne zigzaguait tellement qu'on passait 10 secondes à droite, puis dix secondes à gauche, comme si ceux qui avaient construit la ligne voulaient punir les gens déambulant dans le wagon en faisant perdre leur équilibre, déjà précaire à cause de la largeur des couloirs.
Et enfin, l'arrivée. La gare avait des allures de grande gare de banlieue, avec une grande gare routière. L'illusion était parfaite si on excluait la destination des cars (le Grand Bornand, Thônes, Alberville) et le paysage, si l'on s'éloigne à quelques mètres de la gare. Depuis 1996 je n'avais pas vu ce spectacle (je parle du paysage, pas de la Gare)

Mais pourquoi j'en suis arrivé là? Ah oui, un coup de tête : "et si j'allais voir Hokuto no Ken au festival de l'animation d' Annecy" ? L'occasion de changer d'air et de me sortir de ma banlieue. Fermons la paranthèse "le grand voyage vers Annecy" et ouvrons-en une autre "Otaku de seconde zone".

Par chance, le cinéma "le décavision" était situé à 200m de la gare, alors que le plan de mappy indiquait l'endroit à l'autre bout de l'avenue. La projection commençait à 14h

"Hokuto no Ken : l'ère de Raoh" est une animation d'origine japonaise (vous l'aurez peut-être deviné) est d'office un film qui ne prête pas à faire rire. L'histoire se passe dans un monde post-apocaliptique, des hommes ont été irradiés leur permettant une force phénoménale. Si vous comptez sur le réalisme, partez. Deux clans se sont formés : (je résume vite, hein) les méchants et les gentils, ou dit autrement, ceux qui aide les pauvres et les faibles, et ceux qui les utilise sans vergogne pour survivre.

Les amateurs de gerbes de sangs et de combats surdimensionnés seront aux anges. Enfin, ceux qui ont aimé Dragon Ball Z à l'époque. Le thème du guerrier surpuissant aux muscles saillants a quand même mal veilli : même si le graphisme est irréprochable et le scénario correct (mieux de ce que j'ai résumé, je rassure de suite), on ne peut s'empêcher d'avoir plus d'une pensée moquante envers le héros. Il est grand, il est fort, mais le taux de réactivité laisse à désirer, au point d'entendre des rires à peine étouffés dans la salle, voire même des applaudissements pour féliciter la réflexion de Ken. Il est vrai que l'effet est saisissant : lorsque son compagnon meurt, un plan fixe de quelques secondes montre le visage de Ken impassible, bouche ouverte, l'oeil que l'on devine vif, en train de regarder la scène. Et soudain, l'exclamation : "Raooooh !"
Ce moment d'antologie de l'histoire de Ken ne l'empêchera pas d'être rapide par moments, mais seulement lors des combats. En prime, vous aures le droit au "tatatatatatata" (réflérence à sa vitesse de frappe une fois lançé) et au "tu es déjà mort". Les amateurs comprendront.



Bref, je n'ai pas perdu mon temps pour autant, ça m'a bien fait marré. Qui l'aurait cru? Je m'y attendais un peu, mais pas à ce point.

Un peu plus tard dans la journée, la projection de "Evangelion : you are (not) alone" a rempli les trois salles qui lui était dédiée. Et pour cause, ce film, sorti en septembre 2006 au japon, est inédit en France, et la projection dans les autres salles française n'est pas prévu, à ce que je sache.
Ce film reprend les 6 premiers épisodes de la série sortie en 1995, avec quelques rares écarts à l'histoire d'origine et le graphisme remastérisé, notemment avec l'apparition de la 3D intégrée. Le scénario n'a donc laissé aucune surprise, n'en déplaise à ceux qui attendait autre chose, ou une suite de la série. Quelques scènes ont été gardées telles quelles, laissant un gout de déjà vu trop appuyé malgré tout. Il faudrait comparer scène par scène la série et le film, mais je n'irais pas jusque là et surtout ça m'interesse pas de le faire. Le film vaut le coup d'oeil rien que pour les scènes tridimensionelles, donnant un travail soigné à l'ensemble du film.


La suite est déjà prévue par l'auteur.

Quelques références :
http://www.annecy.org , même si pour cette année c'est terminée
Hokuto no ken - l'ère de Raoh : résumé et critique
Evangelion 1.0 -you are (not) alone : Résumé en anglais



Le festival était aussi l'occasion de visiter la "Venise des Alpes"
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Et prenez garde aux piafs : ils pourraient manger dans la main !