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    6/17/2008

    Festival de l'animation d'Annecy 2008

    De retour d'Annecy ! Départ 9h50 de Gare de Lyon, arrivée 13h30 en passant par Aix-les-Bains. La ligne à voie unique longe son lac, on se serait cru à la montagne. D'ailleurs, on y était vraiment. On se demande comment ils ont pu faire passer une ligne à voie unique dans des endroits tellement encaissés, où on ne peut faire passer la route, le train, la rivière et point. Par moment, la valée menant à Aix-les-Bains faisait bien 200 mètres de largeur, et encore...

    La ligne zigzaguait tellement qu'on passait 10 secondes à droite, puis dix secondes à gauche, comme si ceux qui avaient construit la ligne voulaient punir les gens déambulant dans le wagon en faisant perdre leur équilibre, déjà précaire à cause de la largeur des couloirs.
    Et enfin, l'arrivée. La gare avait des allures de grande gare de banlieue, avec une grande gare routière. L'illusion était parfaite si on excluait la destination des cars (le Grand Bornand, Thônes, Alberville) et le paysage, si l'on s'éloigne à quelques mètres de la gare. Depuis 1996 je n'avais pas vu ce spectacle (je parle du paysage, pas de la Gare)

    Mais pourquoi j'en suis arrivé là? Ah oui, un coup de tête : "et si j'allais voir Hokuto no Ken au festival de l'animation d' Annecy" ? L'occasion de changer d'air et de me sortir de ma banlieue. Fermons la paranthèse "le grand voyage vers Annecy" et ouvrons-en une autre "Otaku de seconde zone".

    Par chance, le cinéma "le décavision" était situé à 200m de la gare, alors que le plan de mappy indiquait l'endroit à l'autre bout de l'avenue. La projection commençait à 14h

    "Hokuto no Ken : l'ère de Raoh" est une animation d'origine japonaise (vous l'aurez peut-être deviné) est d'office un film qui ne prête pas à faire rire. L'histoire se passe dans un monde post-apocaliptique, des hommes ont été irradiés leur permettant une force phénoménale. Si vous comptez sur le réalisme, partez. Deux clans se sont formés : (je résume vite, hein) les méchants et les gentils, ou dit autrement, ceux qui aide les pauvres et les faibles, et ceux qui les utilise sans vergogne pour survivre.

    Les amateurs de gerbes de sangs et de combats surdimensionnés seront aux anges. Enfin, ceux qui ont aimé Dragon Ball Z à l'époque. Le thème du guerrier surpuissant aux muscles saillants a quand même mal veilli : même si le graphisme est irréprochable et le scénario correct (mieux de ce que j'ai résumé, je rassure de suite), on ne peut s'empêcher d'avoir plus d'une pensée moquante envers le héros. Il est grand, il est fort, mais le taux de réactivité laisse à désirer, au point d'entendre des rires à peine étouffés dans la salle, voire même des applaudissements pour féliciter la réflexion de Ken. Il est vrai que l'effet est saisissant : lorsque son compagnon meurt, un plan fixe de quelques secondes montre le visage de Ken impassible, bouche ouverte, l'oeil que l'on devine vif, en train de regarder la scène. Et soudain, l'exclamation : "Raooooh !"
    Ce moment d'antologie de l'histoire de Ken ne l'empêchera pas d'être rapide par moments, mais seulement lors des combats. En prime, vous aures le droit au "tatatatatatata" (réflérence à sa vitesse de frappe une fois lançé) et au "tu es déjà mort". Les amateurs comprendront.



    Bref, je n'ai pas perdu mon temps pour autant, ça m'a bien fait marré. Qui l'aurait cru? Je m'y attendais un peu, mais pas à ce point.

    Un peu plus tard dans la journée, la projection de "Evangelion : you are (not) alone" a rempli les trois salles qui lui était dédiée. Et pour cause, ce film, sorti en septembre 2006 au japon, est inédit en France, et la projection dans les autres salles française n'est pas prévu, à ce que je sache.
    Ce film reprend les 6 premiers épisodes de la série sortie en 1995, avec quelques rares écarts à l'histoire d'origine et le graphisme remastérisé, notemment avec l'apparition de la 3D intégrée. Le scénario n'a donc laissé aucune surprise, n'en déplaise à ceux qui attendait autre chose, ou une suite de la série. Quelques scènes ont été gardées telles quelles, laissant un gout de déjà vu trop appuyé malgré tout. Il faudrait comparer scène par scène la série et le film, mais je n'irais pas jusque là et surtout ça m'interesse pas de le faire. Le film vaut le coup d'oeil rien que pour les scènes tridimensionelles, donnant un travail soigné à l'ensemble du film.


    La suite est déjà prévue par l'auteur.

    Quelques références :
    http://www.annecy.org , même si pour cette année c'est terminée
    Hokuto no ken - l'ère de Raoh : résumé et critique
    Evangelion 1.0 -you are (not) alone : Résumé en anglais



    Le festival était aussi l'occasion de visiter la "Venise des Alpes"
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    Et prenez garde aux piafs : ils pourraient manger dans la main !